3 conseils avant d’accepter un contrat local en Malaisie

Signature d'un contrat local en Malaisie

Le pays où « Egalité, Fraternité et Liberté » n’est qu’une utopie

Vous avez eu un premier contact avec votre potentiel futur employeur en Malaisie ? Il vous propose un contrat local en bonne et due forme ? Super ! Cependant, vous doutez encore ? Pas de problème, voici ici 3 conseils à appliquer avant de tout plaquer pour une nouvelle vie.

Vous devez savoir que le droit du travail en Malaisie est bien moins protecteur pour les salariés qu'en France (surtout si vous n'êtes pas Malais). Malheureusement, certains employeurs peu scrupuleux l'ont bien compris et peuvent vous faire regretter votre décision d'avoir tout quitter.

Conseil n°1 : Rassemblez le plus de témoignages/expériences que vous pouvez

Renseignez-vous auprès de plusieurs anciens employés de l’entreprise et recoupez leurs témoignages et ressentis du travail et de la vie en Malaisie. Si vous avez la chance d'avoir un réseau/groupe sur Facebook, n'hésitez pas à leur poser des questions sur l'entreprise. Il y aura forcément quelqu'un pour vous renseigner ! Vous pouvez aussi contacter les employés actuels mais ils seront peut être moins "libres" de parler que les anciens. Je pense notamment à la censure et pression que peuvent exercer certains managers.

Main shootant un personnage

Assurez-vous que votre employeur ait des pratiques managériales loyales auprès des anciens employés. N'oubliez pas que la corruption en Malaisie est encore très présente.

S’il s’agit d’une entreprise employant des français, vous pouvez également vous renseigner auprès de l’ambassade de France en Malaisie et de la CCI.

Conseil n°2 : Venez faire un test sur place

Certains employeurs vous dérouleront le tapis rouge pour venir faire un test : billets d’avion payés, vous serez logé et indemnisé. Méfiez-vous, ce n’est pas parce que l’entreprise vous paie tout qu’elle est financièrement stable. Une fois sur place et installé pour de bon, l’employeur pourra très bien vous diminuer votre salaire sans préavis ou vous attribuer d’autres tâches sans votre avis ni aucune compensation financière.

Méfiez-vous des employeurs prétextant une entreprise florissante avec des projets de développement pour vous en mettre plein les yeux.

Profitez de ces quelques semaines en immersion dans votre éventuelle future vie pour discuter avec TOUS les salariés : questionnez les sur le turnover (s’il est important, c’est signe d’instabilité et de probables mécontentements des précédents salariés), sur les conditions de travail, sur le droit du travail et aussi sur les conditions de vie. Certains employeurs feront tout pour que vous ne rencontriez pas les bonnes personnes.

Conseil n°3 : Demandez le contrat signé définitif avant de partir

Si vous avez le contrat avant de partir, vous aurez la possibilité de négocier certaines clauses. Voici des exemples de clauses qui peuvent figurer au contrat :

  • Les 3 derniers mois de travail peuvent faire l'objet d'une retenue de salaire (l'employeur se garde la possibilité de se rembourser des frais engagés sur votre salaire). Cette clause fait partie des 5 choses que j'aurais aimé connaître avant de partir.
  • L'employeur peut se garder le droit de faire évoluer votre salaire sans préavis (et pas que dans le sens d'une augmentation).
  • L'employeur peut ajouter une clause qui vous lie à lui en Malaisie et vous empêche de trouver un emploi ailleurs : vous n'aurez pas la possibilité d'exercer votre métier en Malaisie dans les mois/années à venir.

Vérifiez bien que le contrat que vous recevrez avant de partir n'est pas "bidon". Certains employeurs peuvent vous dire que celui-ci servira de preuve auprès des autorités et que vous signerez le contrat définitif plus tard car il n’était pas encore finalisé. Une fois sur place et après avoir soldé votre vie, l’employeur peut se permettre de ne pas respecter les clauses que vous aviez prévu avant de partir et rédiger un tout autre contrat.

Signature d'un contrat

Méfiez vous des employeurs qui vous promettent des contrats trop alléchants : souples et adaptables à votre situation. Il y a forcément une contre-partie.

N'oubliez pas également que votre VISA de travail vous lie à votre employeur et que s'il décide de le stopper, vous serez en situation illégale et devrait retourner dans votre pays d'origine.

Il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit pas d’un banal emploi, mais de partir à l’autre bout du monde dans un pays probablement inconnu pour démarrer une nouvelle vie. C’est un choix de vie très important qui mérite que l’on se pose toutes les bonnes questions !

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